Marine professionnelle : comment éviter les interférences électromagnétiques ?

Systèmes de communication radio, radars de navigation, systèmes de communication satellite… A bord d’un bateau, on trouve un concentré de produits électroniques dans un univers très proche. Pour que tous ces équipements fonctionnent de concert, il est impératif de s’assurer de la bonne compatibilité électro-magnétique (CEM) de chacun. Si le matériel d’origine est bien certifié CEM, la durée d’exploitation d’un bateau de marine marchande est longue et des modifications peuvent être faites au cours de sa vie, venant créer des interférences électromagnétiques… Pour ne pas se retrouver dans l’incapacité de naviguer, il convient d’être particulièrement vigilant au respect des normes CEM de chaque équipement, en tenant compte de l’endroit où l’appareil sera installé.
Marine professionnelle : des règles CEM strictes pour assurer la compatibilité électromagnétique de chaque équipement
Containers, méthaniers, paquebots… Dans la marine professionnelle, les navires doivent être homologués dans leur entièreté par des organismes de certification. Cela signifie que chaque petit équipement de bord doit être lui-même certifié par des organismes tierce partie, conformément à la réglementation applicable aux équipements électriques et électroniques, et après constitution d’un complexe dossier technique et administratif. A ce titre, il convient entre autres de respecter les règles imposées en matière de compatibilité électro-magnétique (CEM). Selon que l’équipement soit situé dans la cale ou sur le pont, les niveaux de CEM à tenir ne seront pas les mêmes, faisant vite de la question de la CEM un casse-tête.

En effet, toutes les industries ne sont pas confrontées aux mêmes standards au niveau CEM. Le niveau d’exigence sera plus ou moins élevé en fonction du milieu d’utilisation et de l’endroit dans le bateau où ils sont destinés à être installés.
Ainsi, certains équipements électroniques peuvent être certifiés DNVGL, mais uniquement dans le cadre d’une installation dans les locaux techniques et pas en timonerie où se situent des appareils électroniques de navigation sensibles. En timonerie, les contraintes CEM sont en effet plus exigeantes : les appareils doivent être extrêmement silencieux d’un point de vue CEM pour ne pas perturber le radar, par exemple.
CEM et marine professionnelle : les risques à ne pas tenir compte de la compatibilité électromagnétique
En théorie, tous les bateaux sont certifiés CE En pratique, des modifications peuvent être faites sur les équipements d’origine. L’installation de produits non conformes peut alors causer de sérieux problèmes d’interférences électromagnétiques. Or, comme il n’existe pas de révision des normes [NF1] au cours de la durée de vie d’un bateau, des accidents peuvent survenir à cause de perturbations électromagnétiques.
Souvenez-vous lorsque les ampoules à LED sont arrivées : friands de projecteurs pour assurer le travail de nuit, les bateaux de travail ont vu dans les ampoules LED une solution pour réduire leurs coûts. De nombreux navires de pêche ont alors remplacé les ampoules incandescentes par des LED, pour réduire leur consommation d’énergie. Seulement voilà : quelques mois plus tard, des accidents ont eu lieu car il s’est avéré que ces ampoules LED étaient de mauvaise qualité d’un point de vue CEM et interféraient avec les équipements de navigation, notamment avec les canaux VHF. Cet exemple vient rappeler à quel point la CEM est cruciale pour la sécurité des navires.
Marine marchande : les bonnes pratiques pour éviter les interférences électromagnétiques
Le respect de la CEM a pour conséquence de faire augmenter le prix de revient des produits. Pour que l’équipement électronique n’émette pas trop d’interférences électromagnétiques et ne soit pas non plus trop sensible aux perturbations extérieures, il est en effet nécessaire de rajouter des systèmes de protection. En soi, ces systèmes n’apportent rien sur la fonction du produit. En revanche, ils garantissent son bon fonctionnement dans l’environnement où il est amené à évoluer.
Face à cet écueil et dans une optique de réduction de coûts, certains industriels peuvent faire le choix de faire le strict minimum en matière de CEM. Ce serait une erreur.
Pour éviter tout problème à l’usage, nous vous conseillons lors de la conception et de l’installation de :
- Vérifier les spécifications CEM indiquées par le consxxtructeur d’équipement
- Respecter le lieu d’installation auquel la certification CEM est liée
- Au moindre doute, demander les rapports d’essai auprès du constructeur pour obtenir la preuve de la conformité.
Dolphin Charger : des chargeurs de batterie certifiés CEM et homologués DNV-GL
Familiers des process et méthodes des organismes de certification, Dolphin Charger a mis au point des chargeurs de batteries AC/DC 24V de 40A à 100A, parfaitement conformes du point de vue CEM et homologués DNV-GL.
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